• [16/11] Septième Cours

    [16/11]

    Point Culture

    > Beaujolais nouveau est arrivé ! « Count down party »

    Ils décomptent avant minuit, et à minuit on ouvre les bouteilles. Les japonais accordent énormément d'importance sur les primeurs (premiers produits de la saison). Le beaujolais nouveau correspond parfaitement à la culture japonaise.

    > La dissolution de la chambre des représentants sous la décision du Premier ministre cet après-midi ! Les élections législatives seront le 16 décembre. Il peut y avoir un remaniement (changement de parti au pouvoir) → Qui sera le nouveau Premier ministre ?

    > Kôyô exceptionnel – Ville de Toyota, préfecteur d'Aichi. Siège de l'entreprise Toyota.

     

    La vie des Japonais – 日本の生活 (せいかつ) 

    habits – alimentation – habitation - 衣・食・住 (い•しょく•じゅ)

    • Eclectisme et intéraction •

     

    1. Mode vestimentaire

    * Caractéristiques :

    • Addition et juxtaposition des « anciens » et des « modernes »

      Eclectisme

    • Codification marquée en modes vestimentaires → demande des connaissances et du « savoir-vivre ».

      Uniformisme/caractère collectif

      Importance accordée à l'apparence

    • Forte présence de la notion de « saison ». Ex : « koromo-gae » (changement de vêtements », 2 fois par an.

     

    * Les notions clés :

    « ハレhare = extra-ordinaire vs ke = ordinaire »

    « ba = situation, circonstance » hare – ke, public – privé.

    « 立場tachiba = rôle social » client – employé, médecin – patient, groupe d'appartenance.

    → Au Japon les employés de banque, les médecins, etc ont tous leur uniforme pendant leur travail. En France il n'y a pas d'uniformité dans les tenues de travail.

      

    1.1 Rapide aperçu sur l'évolution des modes vestimentaires

    « ハレ hare = extra-ordinaire vs ke = ordinaire »

    • Hare-gi : Epoque Heian (8e) → habits pour les cérémonies religieuses : occasions extraordinaires. Représente la pureté. Influence chinoise.

      Ex : « Jûnihito-he » : consiste à mettre plusieurs couches de vêtements. Il fallait montrer les couches sur les cols, et l'association des couleurs étaient codifiées. Encore aujourd'hui les tenues de mariage de la famille royale sont de l'époque Heian.

    • Epoque azuchi-momoyama (16e)

    • Les citadins d'Edo – Epoque d'Edo (17-19e) : longue période de paix intérieure qui enrichit la population. Les citadins vont exprimer leur mode vestimentaire, la mode «chic, cool ». Il ne fallait pas que ce soit sérieux, mais personnalisé. Pour les femmes, les jeunes filles gardent un col très serré qu'elles se permettent d'ouvrir en grandissant.

    • Ere Meiji (19-début 20e). Menace de colonisation si les japonais n'arrivaient pas à moderniser leur pays rapidement. L'Empereur montre l'exemple en s'habillant à la mode occidentale, ainsi que les filles de la haute société. Très vite les japonais font construire des bâtiments l'occidentale et y organisent des bals. Début de 和洋折衷 (Wayô setchû, mélange éclectique de japonais et d'occidental).

    • Avant Meiji : influences Chine/Corée

    • Après Meiji : Occidentalisation.

      → Par la couche supérieure de la société (l'Empereur, les militaires, les nobles,...)

      1972 : décret concernant les tenues officielles des hauts fonctionnaires.

      ハレ= habits occidentaux ; = habits japonais

      → Deux évènements déterminants pour la diffusion des habits occidentaux :

      * Tremblement de terre dans la région de Kantô (1923). Les gens ont tout perdu, dont leurs vêtements : « occasion » de changer de vêtements. Les vêtements occidentaux sont aussi plus pratiques et plus facile à produire que les kimono japonais.

      * 2nde Guerre Mondiale 和洋折衷 (Wayô setchû)

    • Ere Taishô (début 20e). Début des robes, mais toujours des kimono.

    • Ere Shôwa : après-guerre (1945-1950s). Mode inventée à cette époque : kimono avec un pantalon pour un moindre coût, et plus pratique

      

    1.2 Guerre : Etat actuel des modes vestimentaires chez les Japonais

    • Après la guerre :« ハレ= tenues japonaises ; = tenues occidentales »

    • Le port de kimono chez les hommes est extrêmement limité de nos jours.

     

    Tenues de « hare »

    • Rites de passage :

      * Naissance

      * O-miya-mairi (première visite du bébé au temble shintoïste)

      * shichi-go-san (visites au temple shintô à l'âge de 3, 5 et 7 ans)

      * Cérémonie d'entrée à l'école (nyûgaku shiki)

      * Cérémonie de sortie de l'cole (sotsugyô shiki)

      * Cérémonie de majorité (seijin shiki), en janvier. Furisode : kimono réservé aux jeunes filles (non mariée, et en dessous d'un certain âge). Se distingue par ses manches très longues. Prix : 400 000 – 1 000 000 yen (3 200 – 8 000€ avec tous les accessoires). Il est le plus souvent offert aux jeunes filles pour leur majorité (20 ans).

      * Mariage (kekkon shiki) : les couleurs sont codifiées : rouge, blanc, et doré. Parmis les accessoires il y a un petit couteau caché dans le kimono ; cela vient du milieu des samouraï, les femmes étaient obligées de se protéger si elles risquaient leur pureté (en fait c'est pas se protéger mais se suicider pour ne pas être humiliée).

      * Funérailles (o-sô shiki) : Mofuku : tenue de funérailles (noir et blanc, matière sobre).

    Tomesode : tenue formelle traditionnelle pour les femmes.

     

    • Fêtes saisonnières

    * Nouvel An

    * La fête de bon (o-bon) : juillet/août

    * La fête des filles (le 3 mars) / la fête des garçons (le 5 mai)

    * (Première moitié de l'ère Shôwa → la fête de Tanabata, le dernier jour de travail dans l'année)

     

    • D'autres occasions → kimono / « fôwaru uea » (formal wear)

    * Visites à l'école, réunion des parents.

    * Sorties (théâtre, etc)

    * Cérémonies du thé

    Yukata (kimono en coton) : fêtes d'été. Porté par beaucoup de monde. Même les garçons le porte, ça revient à la mode.

     

    Tenues de « ke » d'aujourd'hui = habits occidentaux

    • La vie quotidienne – à la maison

    • Importance de saison : korome-gae

    • Au travail ;

      hommes : costume + cravate + chemise blanche (ou bleu à la limite)

      femmes : « tsûkin fuku » (tenue de travail) : tailleur.

    • Uniformes : a travail ; à l'école.

      * Appartenance à un groupe : identité en fonction du groupe.

      * Uniformité et uniformisme chez les Japonais.

      * Distinction « privé-public » et rôles sociaux : correspond à la mentalité japonaise

      * 1956 – disparition des uniformes chez les étudiants universitaires. Mais elles semblent être remplacées par plusieurs « écoles / clans » successifs → Street fashion.

    • Quartiers tendances aujourd'hui :

      Harajuku et Shibuya (jeunes). Mais aussi Daikan'yama, Omote-sandô, Ginza (+ luxueux), (Akihabara).

     

    • Conclusion

    On remarquera toujours une codification marquée, l'uniformisme, une juxtaposition des « anciens » et « moderne », « japonais » et « occidental », on ne jette rien. Sensibilité par rapport aux saisons.

     


  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :